56 Arthrodèses du poignet : partielles ou totales ?

56 Arthrodèses du poignet : partielles ou totales ?

XXXVI' Congrès: communications orales reconstruction digitale était le transfert libre d'un ou de plusieurs orteils. Nous avons utilisé cette méthode...

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XXXVI' Congrès: communications orales

reconstruction digitale était le transfert libre d'un ou de plusieurs orteils. Nous avons utilisé cette méthode dans 52 cas parmi lesquels 19 où le transfert a été utilisé en urgence. Dans tous les cas le doigt remplacé à été le pouce. Le grand orteil a été transféré dans II cas (entier ou modèle sur mesure par les différentes techniques décrites) et le deuxième orteil dans 8 cas.

Résultats: Un seul transfert d'un grand orteil a été perdu à cause d'une malformation vasculaire. Tous les autres transferts se sont bien intégrés morphologiquement avec une récupération fonctionnelle comprise entre 6 mois et un an après l'accident et une moyenne de 3 - 6 mois plus rapide par rapport aux cas de transferts plus tardifs. Conclusions: Les transferts digitaux en urgence, même les plus difficiles à cause d'une insuffisante exploration du patient ont les meilleurs résultats. Après le débridement, les lésions sont claires; l'infection et l'inflammation qui posent des problèmes dans les cas chroniques, manquent. Sur le plan psychique, les effets sont aussi meilleurs, l'impact d'une main mutilée sur le patient étant beaucoup atténuée. Le transfert libre en urgence évite aussi l'adhésion des tendons et la formation des nevromes distaux, permettant la mobilisation et récupération précoce.

S6 Arthrodèses du poignet: partielles ou totales? R. Bazeli, T. Lascar, J. Laulan

(Saint-Denis) Au poignet, l'arthrodèse totale n'est plus à la mode. Sa mauvaise réputation ne vient-elle pas du fait qu'elle est souvent pratiquée après échec de plusieurs interventions? Nous avons essayé de préciser si, dans la pathologie non inflammatoire du poignet, il y avait encore une place pour l'arthrodèse totale de première intention. Pendant une période de 8 ans, 53 poignets ayant une pathologie non inflammatoire ont été traités par le même opérateur soit par arthrodèse partielle soit par arthrodèse totale. Quarante-neuf cas ont été revus (2 décès et 2 perdus de vue) avec un recul moyen de 4 ans et demi. La force, les résultats subjectifs (douleur, fonction ressentie) et la satisfaction des patients de chaque groupe ont été comparés. Il y avait 23 arthrodèses partielles et 26 arthrodèses totales. Les 2 populations étaient globalement homogènes (âge, sexe, étiologies, accidents de travail). Six patients n'étaient pas satisfaits et 3 ne referaient pas l'opération. Pour les résultats sur la force et la douleur, il n'y avait pas de différence significative entre les 2 groupes. Le nombre d'interventions était significativement plus important dans le groupe des arthrodèses totales (p < 0,0001) et ceci était très lié à l'appréciation du patient (p =0,008). En fait, trois groupes ont du être identifiés: les arthrodèses partielles (23 cas), les arthrodèses partielles secondairement totalisées (7 cas) et les arthrodèses totales de première intention (19 cas). L'évaluation subjective de sa fonction par le patient était significativement meilleure dans le groupe traité par arthrodèse totale de première intention que dans le groupe des 23 arthrodèses partielles (p < 0,05). Par contre, les douleurs, la force et la satisfaction étaient comparables. Les plus mauvais résultats étaient obtenus dans le groupe des arthrodèses partielles secondairement totalisées. Quatre des 7 patients de ce groupe étaient insatisfaits. Ainsi, les résultats subjectifs des arthrodèses partielles « réussies» et des arthrodèse totales de première intention sont comparables, voire légèrement en faveur de l'arthrodèse totale de 1ère intention. Par contre, les échecs d'arthrodèse partielle ayant nécessité une arthrodèse totale secondaire donnent de mauvais résultats. Pour nous, l'arthrodèse totale de première intention doit être discutée avec le patient au même titre que l'arthrodèse partielle ou la résection de la première rangée.

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S7 Arthrodèses radius-première rangée des os du carpe pour séquelles traumatiques: quatorze cas avec un recul moyen de 40 mois P.P. Mill, M. Chammas, B. Coulet, N. Deblock, Y. Allieu

(Montpellier) Objectifs: Les arthrodèses radius -première rangée des os du carpe sont elles suffisamment fiables pour les proposer en vue de maintenir un certain degré de mobilité aux patients ou évoluent elles défavorablement vers une extension de l'arthrose à la médiocarpienne obligeant à une arthrodèse totale du poignet? Tel est le but de cette étude. Matériel: Il s'agit d'une série rétrospective continue de quatorze hommes avec 13 travailleurs manuels et 70 % d'accidentés du travail. Les traumatismes initiaux sont: une fracture articulaire du radius distal II fois, avec disjonction scapholunaire 3 fois, et une luxation radiocarpienne 3 fois. Les interventions réalisées ont été: arthrodèse radiolunaire 6 fois, arthrodèse radio-scapholunaire 8 fois avec dans ces cas impaction du semi-lunaire dans le radius 3 fois, résection du pôle distal du scaphoïde 6 fois et résection du pyramidal 5 fois. Une résection de la tête de l'ulna a été effectuée dans 5 cas. Résultats: Les patients ont été revus avec un recul moyen de 40 mois. L'amélioration des douleurs a été obtenue dans 77 % des cas au prix d'une mobilité réduite à 33" en extension, 26" en flexion, 20° en inclinaison radiale, 14° en inclinaison ulnaire. L'amplitude moyenne de pronosuppination est de 154°. La satisfaction des patients a été obtenue dans 65 % des cas. 90 % des patients ont changé de travail à cause du poignet. La hauteur du carpe a diminué en moyenne de 5,9 %. Une arthrose médiocarpienne douloureuse est survenue dans 15 % des cas. Conclusion: Les arthrodèses radius-première rangée des os du carpe permettent de garder un secteur de mobilité fonctionnel dont les résultats et la satisfaction chez les patients doivent être pondérés en fonction de l'activité et du contexte de l'accident.

S8 Arthroplastie totale de poignet par prothèse Destot pour arthrose radiocarpienne post-traumatique. Analyse retrospective de 2S cas M. Levadoux, R. Legré et le groupe Destot

(Toulon) But et intérêt de l'étude: Les auteurs analysent une série multicentrique de 25 patients ayant bénéficié d'une arthroplastie totale de poignet par prothèse Destot pour arthrose radiocarpienne post-traumatique. L'intérêt de l'étude repose sur l'importance et l'homogénéité de la série avec un recul de plus de 2 ans dans la majorité des cas pour une affection et surtout des indications rares. Matériel: Sur 31 patients opérés entre 1992 et mai 2000 en France et en Belgique sur 6 sites 25 ont pu être revus. L'âge moyen est de 53 ans avec des extrêmes entre 45 et 65 ans. Les indications étaient toutes des arthroses post-traumatiques évoluées avec une majorité de SUC et SNACwrist. Méthodes: L'analyse a été clinique et radiologique. Tous les patients ont été revus par un seul clinicien indépendant des centres poseurs de prothèse. Elle comprenait un recueil clinique (diagnostic étiologique, stade de l'arthrose, gêne fonctionnelle au moment de l'indication opératoire) une analyse du compte rendu opératoire, des suites cliniques, et une évaluation subjective et objective du bénéfice de l'intervention (amplitude articulaire force musculaire). Résultats: Tous les patients évoquent une indolence complète après la disparition des algies postopératoires banales. La mobilité est superposable au côté controlatéral. La force n'est jamais diminuée de plus de 25 % par rapport au côté sain. Sept cas ont nécessité une reprise avec remplacement partiel ou total de l'implant (4) ou arthrodèse totale du