Biologie: pas de rabotage tarifaire le 15 avril

Biologie: pas de rabotage tarifaire le 15 avril

ISSN : 0992-5945 OptionBio L’actualité du praticien biologiste n° 524 | Mercredi 15 avril 2015 | 11 € à la une L’urgence médico biologique menacée...

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ISSN : 0992-5945

OptionBio L’actualité du praticien biologiste

n° 524 | Mercredi 15 avril 2015 | 11 €

à la une

L’urgence médico biologique menacée par la concentration des LBM

S

ous son nouvel intitulé de « loi de modernisation de notre système santé », le texte, en cours d’examen au Parlement, fait prendre à la stratégie nationale de santé le « virage ambulatoire » en mettant l’accent sur la médecine de proximité. Las ! Bien que la biologie médicale (expertise, proximité, qualité, sécurité) soit parée pour être impliquée comme le fait remarquer le Syndicat des biologistes (SDB), une étude menée auprès de 1 384 médecins dans le cadre d’une thèse de DES de biologie médicale vient appuyer le rôle joué par le biologiste médical (BM) tout en dénonçant les transformations de laboratoires de proximité en centre de prélèvement ayant pour effet d’augmenter les délais de rendu des résultats. Le contexte houleux dans lequel le projet de loi vient d’être discuté en séance publique (du 31 mars à la mi-avril) devait aussi pour sa part contribuer à une prise de conscience. Une mobilisation transgénérationnelle dans les rues de Paris qui l’avait précédé, le 15 mars, avait vu défiler 40 000 médecins et autres

professionnels (dont des biologistes) contre l’étatisation et la fonctionnarisation sous la coupe d’ARS toutes puissantes et pour une coordination des soins de proximité librement choisie. Engagé selon la procédure de l’urgence déclarée (une seule lecture par chambre), le projet a certes été quelque peu remanié sur la forme avec les concessions adoptées par une Assemblée nationale ancrée à gauche. Lorsqu’il arrivera devant un Sénat dont la majorité a, depuis l’an dernier, basculé vers la droite républicaine, sera-t-il revu plus au fond ? La Haute Assemblée, confortée par la vague bleu horizon des dernières élections départementales, l’examinera-t-elle avant l’été ? Où devra-t-elle, pour cause d’embouteillage législatif, attendre septembre ?

Pour une médecine de proximité En l’état actuel, le projet s’évertue, sans autres précisions, à modifier le cadre organisationnel des professions de santé afin de les placer dans des conditions d’exercice censées leur permettre de mieux accom-

© angellodeco

Si la biologie médicale représente une garantie de qualité pour les prescripteurs, l’éloignement entre sites de prélèvement et de traitement porterait atteinte à la notion d’urgence médico biologique : tel est l’un des enseignements d’une étude menée auprès de 1 384 médecins. Une évolution qui irait à l’encontre du virage ambulatoire promu par le projet de loi santé.

pagner l’émergence des pathologies chroniques des patients qui tendent à devenir des malades au long cours. « Nous devons organiser notre système autour d’une médecine de proximité, coordonnée par le médecin traitant, avec un hôpital tourné vers la ville et un parcours de soins mieux défini autour du patient » a expliqué, début avril aux députés, Marisol Touraine, ministre PS de la Santé, qui porte la réforme au nom du gouvernement Valls. Selon elle, la reconnaissance des équipes de soins primaires constituées autour des médecins généralistes de premier recours devrait permettre de mieux prendre en charge les patients en proximité. ... suite page 3

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uspendue ! Tel est le cas de la baisse des tarifs, de 62,6 millions d’euros sur 12 mois, qui devait s’appliquer sur 52 actes de la nomenclature de biologie, et qui avait été fixée pour prendre effet à partir du 15 avril (voir OB N° 521). Alerté d’un ralentissement « catastrophique » d’activité en janvier et février, par les présidents des syndicats de biologistes, François Blanchecotte (SDB) et Claude Cohen (SNMB) qui ont enregistré auprès des LBM un recul moyen de 10 % des chiffres d’affaires remboursés, Nicolas Revel, directeur de l’UNCAM, après vérification par ses statisticiens, a suspendu la parution au Journal officiel des baisses tarifaires telles qu’en tant que signa-

taires du protocole de l’accord triennal de régulation prix/volume, il les avaient déterminées le 20 janvier. À présent, il estime plus sage de s’assurer des chiffres définitifs de 2014 pour établir les dépenses prévisionnelles de 2015, dont l’évolution ne semble pas partie pour atteindre les 3,15 % d’augmentation des volumes qui avaient été envisagés initialement. « Il est possible, explique Claude Cohen, que l’on attende le rendez-vous que prévoit en juin statutairement notre accord triennal, pour acter les résultats définitifs de 2014 et fixer la prévision de 2015 ». Et ainsi décider du sort, à la hausse ou à la baisse, des tarifs de la nomenclature. | SERGE BENADERETTE

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