BPCO et SAOS : la polysomnographie est-elle utile à l’initiation de la ventilation non invasive ?

BPCO et SAOS : la polysomnographie est-elle utile à l’initiation de la ventilation non invasive ?

21e Congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Marseille, 27—29 janvier 2017 de propagation de l’onde de pouls (VOP), les marqueurs biologiques d’...

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21e Congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Marseille, 27—29 janvier 2017 de propagation de l’onde de pouls (VOP), les marqueurs biologiques d’inflammation et de stress oxydant. Résultats Aucune différence n’a été observée sur l’évolution de la fonction endothéliale sous PPR par rapport au placebo ainsi que sur la VOP et les différents dosages biologiques. Les patients sous PPR présentaient une fréquence cardiaque nocturne plus basse (—9 bpm vs. placebo ; p = 0,01) et une tendance à une PA moyenne nocturne plus faible (—6,5 mmHg ; p = 0,059). Les patients sous PPR avaient également tendance à diminuer leur temps de sommeil (—24,9 min vs. placebo ; p = 0,06), cette diminution étant en rapport avec une diminution du stade 2 du sommeil (—18,0 min vs. placebo ; p = 0,11). Cette diminution était significative après exclusion de deux patients ayant fait une insomnie sévère lors de la deuxième nuit d’enregistrement (un patient dans chaque groupe). Conclusion Un mois de traitement par PPR n’a pas d’impact sur la fonction endothéliale des patients présentant un SAHOS mais pourrait modifier l’architecture du sommeil et l’hémodynamique nocturne en diminuant la PA et le pouls. Des études cliniques plus larges sont nécessaires pour préciser l’intérêt des PPR dans le SAHOS. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2016.10.103 92

BPCO et SAOS : la polysomnographie est-elle utile à l’initiation de la ventilation non invasive ? M. Patout 1,∗ , G. Arbane 2 , N. Hart 2 , J.-F. Muir 1 , A. Cuvelier 1 , P. Murphy 2 1 Service de pneumologie & unité de soins intensifs respiratoires, Rouen, France 2 Lane Fox Respiratory Unit, London, Grande-Bretagne ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (M. Patout) Introduction La polysomnographie (PSG) est recommandée pour la mise en place de ventilation non invasive (VNI) au long cours chez les patients atteints d’un syndrome de chevauchement BPCOSAOS. Cependant, son intérêt n’a jamais été démontré. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité clinique à trois mois d’une initiation de VNI guidée par une polysomnographie comparativement à une initiation guidée par un monitorage simple par oxy-capnographie. Méthodes Étude contrôlée randomisée incluant des patients ayant une BPCO associée à un SAOS défini par un index apnéehypopnée > 5/h et/ou un index de désaturation de plus 4 % > 7,5/h, un indice de masse corporelle > 30 kg/m2 et une capnie diurne supérieure à 6 kPa. Les patients étaient randomisés 1:1 pour avoir leur VNI initiée avec une PSG ou avec une simple oxy-capnographie avec minimisation pour le genre et l’existence une oxygénothérapie longue durée. Le critère de jugement principal était la PaCO2 diurne à 3 mois de l’initiation de la VNI. Les critères de jugements secondaires étaient l’observance, la qualité du sommeil et la qualité de vie. Résultats Quatorze patients ont été inclus. Les caractéristiques à l’inclusion étaient comparables entre les deux groupes avec un VEMS moyen de 1 L (30 % de la théorique), une PaCO2 de 7,18 kPa, un index apnée-hypopnée à 20,8/h et un temps passé sous une saturation < 90 % de 59 %. Dans le groupe titré à l’aide d’une PSG, les événements résiduels ainsi que les asynchronismes patient-ventilateur étaient significativement moindres aux réglages finaux (p = 0,005). Après titration, les paramètres de la ventilation ainsi que la survenue d’événements résiduels étaient comparables entre les deux groupes. À trois mois, la PaCO2 était significativement plus réduite dans le groupe titré par un monitorage simple : —0,88 ± 0,69 kPa (différence intra-groupe p = 0,015)

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comparativement à : —0,36 ± 0,65 kPa dans le groupe PSG (différence intra-groupe p = 0,19) (différence moyenne = —0,62 kPa, IC95 % —1,02 à —0,22 kPa, p = 0,005). L’observance était plus importante dans le groupe monitorage simple : 4,4 ± 1,9 heures/nuit vs. 2,3 ± 1,6 dans le groupe PSG (p = 0,038). Les qualités du sommeil subjective et objective étaient similaires dans les deux groupes. La qualité de vie était comparablement améliorée dans chacun des groupes. Conclusion L’initiation de VNI guidée par la PSG n’améliore pas le contrôle de la PaCO2 à 3 mois chez les patients BPCO-SAOS. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2016.10.104 93

Le déplacement rostral nocturne de fluide est-il détectable cliniquement dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil ? O. Badarani 1,∗ , C. Philippe 1 , T. Similowski 2 , I. Arnulf 1 , S. Redolfi 1 1 Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière Charles-Foix, service de pathologies du sommeil (département « R3S »), AP—HP, Paris, France 2 Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière Charles-Foix, service de pneumologie et réanimation médicale (département « R3S »), AP—HP, Paris, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (O. Badarani) Introduction Le déplacement rostral nocturne de fluide favorise le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Les interventions capables de l’atténuer réduisent la gravité du SAOS. Actuellement, ce déplacement est mesuré par bioimpédancemétrie, technique complexe et chronophage. Repérer cliniquement ce déplacement pourrait orienter vers des traitements alternatifs à la pression positive continue (PPC). L’objectif de l’étude est d’évaluer la présence des manifestations cliniques du déplacement rostral nocturne de fluide dans le SAOS. Méthodes Nous avons développé un questionnaire pour tester la présence de 11 signes/symptômes causés par l’accumulation de liquide dans le bas du corps à la fin de la journée et dans la partie supérieure du corps pendant la nuit et le matin. Tous les patients enregistrés dans notre service pour suspicion de SAOS entre mai 2015 et janvier 2016 ont complété ce questionnaire « fluide ». Nous avons inclus dans cette étude les patients non obèses avec SAOS léger à sévère. Résultats Parmi les 109 patients, 63 avec SAOS léger (index d’apnées-hypopnées entre 5 et 15) et 46 patients avec SAOS modéré ou sévère (index d’apnées-hypopnées > 30) appariés sur l’âge, le sexe et l’indice de masse corporel (59 ans, 56 % d’hommes, 26 kg/m2 respectivement) ont répondu au questionnaire. Nous avons retrouvé chez 30 % ou plus de l’ensemble des patients, 3 des 11 signes/symptômes du questionnaire « fluide » : « marque des chaussettes le soir », « sensation de jambes lourdes » et « nez obstrué le matin ». Deux symptômes ou signes étaient plus fréquents dans le groupe SAOS modéré/sévère par rapport au groupe SAOS léger : « nécessité de dormir avec 2 coussins » et « nez obstrué le matin » (16 % vs. 2 %, p = 0,007 et 46 % vs. 24 %, p = 0,019). Conclusion Nous retrouvons des signes ou symptômes compatibles avec un déplacement rostral nocturne de fluide chez les patients SAOS non obèses. La fréquence de certains de ces symptômes augmente avec la gravité du SAOS. La recherche de ces signes/symptômes évocateurs d’un déplacement rostral nocturne de fluide dans la prise en charge du SAOS pourrait conduire à la mise en route de traitement alternatif à la ventilation par PPC chez les patients SAOS non obèses.