Facteurs prédictifs du succès ou d’échec du sevrage tabagique

Facteurs prédictifs du succès ou d’échec du sevrage tabagique

A180 21e Congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Marseille, 27—29 janvier 2017 among HIV patients undergoing highly active antiretroviral the...

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21e Congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Marseille, 27—29 janvier 2017

among HIV patients undergoing highly active antiretroviral therapy: dyslipidemia as a main risk factor. Sex Med. 2014;2(1):24—30. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2016.10.421 409

L’arrêt du tabac des malades respiratoires M. Vicaire FFAAIR, Epinal, France Adresse e-mail : [email protected] Introduction La Fédération franc ¸aise des associations et amicales des malades, insuffisants ou handicapés respiratoires (FFAAIR) présente plus de 70 associations et 18 000 malades respiratoires. La lutte contre le tabac est une des nos activités prioritaires. But Définir les demandes des patients respiratoires dans leur démarche d’arrêt du tabac. Méthodes L’enquête auprès les membres de la FFAAIR a été réalisée par « opinion way ». L’échantillon a été interrogé en ligne par l’intermédiaire du site de la FFAAIR du 12 juin au 5 octobre 2015. Résultats Au total, 352 personnes atteintes de maladies respiratoires ont répondu aux questions. Dans 55/ % étaient des hommes, d’âge moyen 64,4 ans. Quarante-six pour cent des répondants souffraient de BPCO, 43 % avaient d’apnée du sommeil et 20 % d’asthme. Au total, 77 % des répondants souffraient également de comorbidités (hypertension, obésité, diabète). La plupart des malades avaient fumé au cours de leur vie avec 51 % d’exfumeurs, 8 % des fumeurs actuels. Soixante et onze pour cent des répondants avaient été exposés au tabagisme passif et actif. Il avait fallu aux anciens fumeurs en moyenne plus de 3 tentatives pour se libérer de l’addiction au tabac. Quarante pour cent des ex-fumeurs ne s’étaient pas sentis bien informés sur l’arrêt et 81 % des malades notaient le manque d’accompagnement dans la démarche d’arrêt du tabac de la part des professionnels de santé. La plupart des répondants se sentaient seuls et perdus. Conclusion Les patients ont un important déficit d’information et d’accompagnement. Ils demandent des consultations dédiées avec un professionnel de santé responsable et le remboursement des produits de sevrage tabagique. Déclaration de liens d’intérêts L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2016.10.422 410

Facteurs prédictifs du succès ou d’échec du sevrage tabagique S. Elfihri ∗ , S. Fdil , M. Soualhi , R. Zahraoui , J. Ben Amor , K. Marc , J.-E. Bourkadi Service de pneumologie, hôpital universitaire Moulay Youssef, faculté de médecine et de pharmacie, université Mohamed V, Rabat, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : elfi[email protected] (S. Elfihri) Introduction Le tabagisme est un problème majeur de santé publique. Les bénéfices de l’arrêt du tabac ont été clairement prouvés, en termes de mortalité comme de morbidité pour l’ensemble des maladies liées au tabac. Les moyens mis en œuvre pour combattre le tabagisme et aider les fumeurs au sevrage sont de plus en plus nombreux : nombreux médicaments, formations de professionnels de santé, sensibilisation de la population, nouvelles réglementations, l’aide à l’arrêt est le plus souvent nécessaire. Méthodes Notre travail a consisté en l’évaluation de notre stratégie de sevrage tabagique en présentant une analyse de 38 dossiers de malades suivis en consultation pour aider à l’arrêt du tabac et la comparaison de deux groupes de patients G1 ; succès du sevrage

(18 consultations) et G2 : échec du sevrage (20 consultations) et ce afin d’identifier des facteurs prédictifs du succès ou d’échec du sevrage tabagique. Résultats Tous les paramètres sociodémographiques et toutes les données médicales et relatives à la consommation tabagique ont été comparables chez les deux groupes. Cependant, une différence a été observée pour les paramètres suivants : le sexe, les tentatives antérieurs et la motivation qui restent statistiquement non significative. Néanmoins, notre étude a principalement révélé, en analyse univariée que le score de dépendance est le seul paramètre statiquement significatif pour le succès ou l’échec du sevrage. Par conséquent, on conclut que la forte dépendance est un élément qui pourrait entraver la réussite du sevrage. Ce constat a été rapporté par d’autres études. L’identification de ce facteur permet de mettre en place un dispositif d’accompagnement particulier qui favoriserait le succès de sevrage. Conclusion La connaissance des facteurs prédictifs du succès ou d’échec permet de réconforter le patient et le médecin. Pour se faire, nous proposons de palier aux limites de notre étude en élargissant essentiellement la taille de l’échantillon et de confronter à d’autres études. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Pour en savoir plus Youngmee Kim. Factors associated with successful smoking cessation in Korean adult males: findings from a national survey. Iran J Public Health. 2014 Nov; 43(11): 1486—1496. Ghorbel. Facteurs prédictifs de succès du sevrage tabagique. Revue des maladies respiratoires, volume 31, supplément, Jaunary 2014, pages A 111—112. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2016.10.423 411

L’impact du niveau socioéconomique sur le sevrage tabagique H. Jabri , I. Lhafiane ∗ , W. Elkhattabi , H. Afif Service des maladies respiratoires, Casablanca, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : lhafi[email protected] (I. Lhafiane) Introduction L’épidémie de tabagisme tue presque 6 millions de personnes chaque année. Le tabagisme a un impact social et économique important. Méthodes Nous proposons une étude rétrospective concernant 58 patients suivis à la consultation de sevrage tabagique, au service des maladies respiratoires. Résultats L’âge de nos patients variait entre 18 et 80 ans avec une moyenne d’âge de 42 ans, on note une prédominance masculine dans 80 % des cas, 70 % des cas étaient marié, 18 % des cas étaient célibataires, 7 % divorcés et 2 % veufs. Vingt pour cent de nos patients étaient sans profession et 10 % de nos patients étaient en formation. L’âge de la première cigarette varie entre 16 et 80 ans avec une moyenne d’âge de 18 ans. Quatre-vingts pour cent de nos patients avaient commencé de fumer avant l’âge de 20 ans, et l’âge moyen de l’usage régulier est de 28 ans, 50 % étaient initiés au tabagisme par les amis, et 36 % par eux même, 14 % étaient influencés par l’un des parents ou de la famille. La consommation journalière moyenne varie entre 8 cigarettes et 2 paquets par jour avec une moyenne de consommation de 25 PA. Les dépenses par mois en cigarettes varient entre 500 et 2000 dh. Cinquante pour cent dépensaient entre 500 et 1000 dh mensuellement contre 6 % qui dépensaient plus de 1000 dh par mois. Au total, 70 % des patients s’étaient présentés à la consultation de fac ¸on spontanée et 30 % suite à la demande d’un médecin. Soixante pour cent des patients ont décidé d’arrêter la cigarette pour des raisons sociales et 40 % pour des raisons économiques.