I-05: Un nouveau facteur de risque de mortalité pour les pneumonies aiguës communautaires hospitalisées : la pathologie rythmique cardiaque

I-05: Un nouveau facteur de risque de mortalité pour les pneumonies aiguës communautaires hospitalisées : la pathologie rythmique cardiaque

52 Posters / Médecine et maladies infectieuses 44 (2014) 51-53 d’antiviraux délivrées en pharmacie a été de 835 pour 100 000 habitants (n = 524 773)...

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Posters / Médecine et maladies infectieuses 44 (2014) 51-53

d’antiviraux délivrées en pharmacie a été de 835 pour 100 000 habitants (n = 524 773) lors de la pandémie A (H1N1) 2009, et entre 165 (n = 104 624) et 374 (n = 238 777) lors des épidémies saisonnières suivantes. Conclusion : Malgré les recommandations officielles, cette étude confirme la persistance d’une faible prescription chez les patients présentant un risque de grippe compliquée. Toutefois, en cas de prescription, celles-ci ciblent correctement les sujets porteurs d’un facteur de risque.

p = 0,003) ou d’une pathologie cardiaque rythmique (fibrillation auriculaire, port d’un pace maker ou maladie de l’oreillette) (OR = 2 ; p = 0,03). Conclusion : L’étude confirme l’intérêt de l’étude à partir des données du PMSI, la gravité des PAC chez les plus de 65 ans et identifie la pathologie rythmique comme nouveau facteur de risque indépendant de décès, impliquant une surveillance médicale particulière.

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I-04 Profil épidémiologique des pneumopathies aiguës communautaires aux urgences

Un score leucocyte pour prédire la mortalité au cours de la pneumopathie bactériémique à pneumocoque chez l’adulte

K. Khaleq (1), G. Tchamdja (1), H. Louardi (1) (1) CHU IBN ROCHD, Casablanca, Maroc.

M. Blot (1), D. Croisier (1), A. Péchinot (2), A. Putot (1), A. Fillion (1), P. Chavanet (1), L. Piroth (1) (1) Département de maladies infectieuses, CHU, Dijon, France, (2) Laboratoire de bactériologie, Dijon, France.

Introduction – objectifs : Les pneumopathies aigues communautaires (PAC) constituent un des motifs les plus fréquents de consultation aux urgences [1], greffées d’une mortalité élevée. Le but de notre étude est d’établir un profil épidémiologique de ces infections admises dans le service d’accueil des urgences. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective étalée sur 3 ans, incluant tous les patients adultes admis pour une PAC définie par l’association d’une opacité parenchymateuse visible sur le cliché radiologique, d’un syndrome infectieux, des signes respiratoires apparus dans les 48 heures suivants l’admission. Les paramètres étudiés sont : les données démographiques, cliniques, paracliniques et évolutives. Résultats : 11 033 Hospitalisations ont été enregistrées pendant la période d’étude dont 200 cas de PAC (incidence globale de 1,8 %). On note une prédominance masculine (sex-ratio de 1,75). L’âge moyen des patients était de 52,33 ans. Les comorbidités les plus fréquentes étaient le diabète (58 cas), le tabagisme chronique (54 cas), la BPCO (18 cas). Le délai moyen d’admission était de 4 jours. La polypnée et la désaturation étaient les maîtres symptômes cliniques. Le syndrome alvéolaire et interstitiel étaient les anomalies radiologiques les plus rencontrées. 79 patients avaient un score de CURB-65 d 1 tandis que 96 étaient de classe IV selon le score de FINE. Le taux de mortalité était de 59 % dont la principale cause était le choc septique. Les facteurs pronostiques en univariée étaient : le sexe féminin, la fièvre, la détresse hémodynamique, la détresse neurologique, la SP02 < 93 %, recours aux drogues vasoactives, CURB-65 = 3 et FINE > 120. En multivariée, la BPCO et la FR > 30 cycles/mn étaient des facteurs péjoratifs. Conclusion : la mortalité d’origine respiratoire reste élevée dans le contexte de l’urgence car seuls les cas graves arrivent aux urgences. Une antibiothérapie précoce et adaptée pourrait donc améliorer le pronostique des patients.

Introduction – objectifs : La pneumopathie bactériémique à pneumocoque (PBP) est associée à une mortalité précoce et élevée. Un score simple permettant de prédire son devenir est crucial. Matériels et méthodes : Tous les patients adultes admis dans un centre hospitalier universitaire français de janvier 2005 à mars 2013 avec le diagnostic de PBP ont été inclus. La mortalité à 30 jours et les facteurs associés étaient analysés, en se concentrant sur les leucocytes. Un simple score était créé en additionnant 1 point pour chaque cytopénie suivante : neutropénie (1 500/ mm3), lymphopénie sévère (< 400/mm3) et monocytopénie (< 200/mm3). Résultats : Cent quatre-vingt-douze patients (Age moyen 69 ans ; DS 19 ans), hospitalisés et présentant une PBP (58 % communautaire) étaient inclus. La mortalité à 30 jours était de 21 %. Le score de FINE était élevé, 127,3 (41,3). Parmi les 182 patients qui avait une numération formule sanguine, 34 (19 %) avaient un score leucocyte élevé (t 2). En analyse multivariée, la mortalité était significativement associée à un score leucocyte élevé (OR : 6,28 ; 95 % IC 2,35-16,78), ainsi qu’une fréquence respiratoire élevée (t 30/min), une réserve alcaline basse (< 21mmol/L) et une altération de la conscience (Glasgow < 15) (tous avec p < 0,05). Un score leucocyte élevé n’était pas dépendant de l’état d’immunodépression pré-existant, l’alcoolisme chronique, une coinfection virale, mais était corrélé à la présence d’un syndrome de détresse respiratoire aigu et une réserve alcaline basse. Conclusion : Ce nouveau score leucocyte améliore la prédiction de la BPP chez l’adulte. Un score élevé est corrélé à la dysfonction d’organe et reflète probablement l’état d’immuno-paralysie. Sa valeur pronostique doit être confirmée dans d’autres cohortes.

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I-05 Un nouveau facteur de risque de mortalité pour les pneumonies aiguës communautaires hospitalisées : la pathologie rythmique cardiaque H. Barazzutti (1), J. Miltgen (1), A. Bonnichon (1), P.-L. Massoure (1), C. Marimoutou (2), F. Simon (1) (1) HIA Laveran, Marseille, France, (2) CESPA, Marseille, France. Introduction – objectifs : La pneumonie aiguë communautaire (PAC) est une pathologie courante, associée à une mortalité accrue pour les formes redevables d’une hospitalisation. L’étude présentée a recherché les facteurs de risque de décès au sein d’une cohorte hospitalière française. Matériels et méthodes : Étude rétrospective descriptive monocentrique réalisée sur un an à partir des données du PMSI (Programme de Médicalisation des systèmes d’information) et étude secondaire des dossiers médicaux. Résultats : En 2010, 396 séjours pour PAC ont été analysés (371 patients, H/ F = 1 ; moyenne d’âge : 74,5 ans avec 77 % (305/496) > 65 ans). Une identification microbienne était obtenue dans 19,2 % des cas (76/396). Le pneumocoque était le plus fréquent (31,6 % (24/76) des pathogènes identifiés) ; les bacilles Gram négatif (BGN) devenaient plus fréquents que le pneumocoque après 65 ans (40 % soit 20/50 vs 22 % soit 11/50) par rapport au groupe des moins de 65 ans (50 % soit 13/26 vs 11,5 % de BGN soit 3/26 ; p = 0,03) probablement par des mécanismes spécifiques (troubles de déglutition, colonisation des voies aériennes…). Hors réanimation, 12,9 % des patients sont décédés durant le séjour. Les facteurs de risque de décès sur PAC identifiés en analyse multivariée étaient l’âge supérieur à 65 ans (OR = 3,3 ; p = 0,01), le séjour en réanimation (OR = 7,7 ; p < 0,005), l’existence d’une démence (OR = 2,9 ;



Quinolones versus macrolides dans le traitement de la légionellose : revue systématique et méta-analyse de la littérature C. Burdet (1), R. Lepeule (2), X. Duval (3), M. Caseris (4), C. Rioux (3), J.-C. Lucet (3), Y. Yazdanpanah (3) (1) Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France, (2) Henri-Mondor, Créteil, France, (3) Bichat, Paris, France (4) Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France. Introduction – objectifs : La légionellose est une maladie grave. La supériorité d’une monothérapie par quinolones ou macrolides n’a pas été établie. Matériels et méthodes : Nous avons réalisé une revue systématique et une méta-analyse des études publiées entre 1985 et 2013 présentant des données pour la comparaison de l’efficacité des quinolones et des macrolides dans le traitement de la légionellose. Les critères de jugement étaient les taux de mortalité, de guérison clinique et de complication, le délai d’obtention de l’apyrexie et la durée d’hospitalisation. L’effet du traitement a été étudié à l’aide d’un modèle à effets aléatoires de Mantel-Haenszel. Résultats : Parmi 1 005 abstracts identifiés, 12 études ont été incluses (n = 879 patients). L’âge moyen était de 58,3 ans (27,7 % de femmes), le score de Fine était t 4 chez 35,8 % des patients. Parmi 253 patients traités par une quinolone en monothérapie, 10 sont décédés. Parmi 211 patients traités par une quinolone en monothérapie, 23 sont décédés. L’odds ratio de décès lors d’un traitement par quinolones était de 0,5 (CI95 % = [0,2-1,3], 464 patients). La durée d’hospitalisation était significativement plus courte lors d’un traitement par quinolones (différence moyenne 3 jours, 95 % CI = [0,7–5,3], p = 0,001, 263 patients). Le test d’hétérogénéité n’était pas