Implication de la matriptase dans la fibrose pulmonaire idiopathique

Implication de la matriptase dans la fibrose pulmonaire idiopathique

A28 19e Congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Lille, 30 janvier—1er février 2015 DLco ≥ 35 % (63 %) que dans les autres centres. Le diagnos...

54KB Sizes 3 Downloads 106 Views

A28

19e Congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Lille, 30 janvier—1er février 2015

DLco ≥ 35 % (63 %) que dans les autres centres. Le diagnostic était porté dans plus de 2/3 des cas entre 9 et 24 mois après les premiers symptômes, les patients voyant le plus souvent 3 médecins successifs pour aboutir à un diagnostic définitif. Quatre-vingt pour cent des patients ont été adressés à un CR/CC. La fiche de discussion multidisciplinaire était connue des pneumologues (74 %) et jugée adaptée aux pratiques (94 %). Les recommandations pratiques sur la FPI étaient connues (92 %), adaptées (96 %), et suivies (90—97 %). La prise en charge était multidisciplinaire dans 50 % des cas. Le traitement prédominant était une monothérapie par pirfénidone (31 %). Les attentes principales des pneumologues et les pistes pour l’amélioration de la prise en charge concernaient la coopération professionnelle, la coordination du parcours de soins, l’amélioration des connaissances, et la recherche. Cette enquête nationale, originale, témoigne de l’adhésion des pneumologues à une prise en charge structurée et actualisée. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2014.10.017 71

Implication de la matriptase dans la fibrose pulmonaire idiopathique O. Bardou 1 , C. Franc ¸ois 1 , A. Menou 1 , B. Crestani 2 , 1 K.-S. Borensztajn 1 Inserm 1152, faculté de médecine X Bichat, Paris, France 2 Service de pneumologie A, hôpital Bichat, Paris, France La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est la plus fréquente des fibroses pulmonaires. Son pronostic est dévastateur, et seuls 2 traitements sont actuellement disponibles. L’identification de nouvelles cibles thérapeutiques est donc cruciale. La matriptase est une protéase transmembranaire nouvellement identifiée. Son rôle dans la réparation pulmonaire normale et pathologique n’a jamais été exploré. Nous avons étudié son implication dans la FPI, ainsi que les conséquences de son inhibition pharmacologique dans un modèle expérimental. Nous avons observé, dans l’homogénat pulmonaire humain de patients avec FPI, une forte augmentation de l’expression et l’activité de la matriptase, par rapport aux sujets contrôles. De plus, la stimulation de fibroblastes pulmonaires humains primaires avec de la matriptase recombinante induit l’expression de protéines de la matrice extracellulaire (collagène et fibronectine), ainsi que l’activation, la prolifération et la migration des fibroblastes, via le clivage protéolytique de Protease-Activated Receptor-2, le récepteur membranaire de la matriptase. Dans le modèle murin de fibrose pulmonaire induite par la bléomycine, nous avons démontré que l’instillation de bléomycine augmente l’expression et l’activité de la matriptase. Enfin, l’administration de camostat mésilate, l’inhibiteur pharmacologique de la matriptase, 7 jours après l’instillation de bléomycine, réduit les lésions pulmonaires, ainsi que l’expression de fibronectine et collagène, causées par la bléomycine. Dans l’ensemble, ces résultats démontrent pour la première fois un rôle de la matriptase dans la FPI. Son inhibition par le camostat mésilate pourrait constituer une stratégie thérapeutique potentielle. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2014.10.018 72

Effet de l’hypoxie intermittente chronique sur la fibrose pulmonaire induite par la bléomycine chez la souris M. Didier , T. Gille , E. Boncoeur , H. Nunes , C. Planès EA2363 hypoxie et poumon, université Paris 13, Bobigny, France

Il a été observé une forte prévalence du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) au cours de la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI). Notre hypothèse est que l’hypoxie intermittente (HI) chronique nocturne due au SAOS pourrait favoriser la fibrogénèse pulmonaire par le biais du stress oxydant pulmonaire lié aux épisodes répétés d’hypoxie-réoxygénation. Notre objectif est de tester l’effet de l’HI sur la sévérité de la fibrose pulmonaire induite par la bléomycine chez la souris, et de déterminer les mécanismes impliqués. Des souris C57Bl6J ont rec ¸u une instillation intratrachéale de bléomycine (Bléo) (3,5 UI/g) ou de PBS à j0, puis ont été exposées à l’HI (40 cycles/h, nadir de FIO2 à 6 %, 8 h/j) ou à l’air intermittent (AI) pendant 21 j avant le sacrifice. Pour chaque groupe (PBS-AI, PBS-HI, Bléo-AI et Bléo-HI), ont été étudiés : la survie et le poids ; la sévérité de la fibrose pulmonaire (technique Sircol et histologie) ; et le stress oxydant pulmonaire. Nous avons observé une différence significative de survie à j21 selon les groupes (p = 0,015) : 100 % pour PBS/AI et PBS/HI, 78 % pour Bléo/AI, et 55,5 % pour Bléo/HI. Les courbes de poids des 4 groupes étaient significativement différentes (p = 0,014) avec un amaigrissement plus marqué pour Bléo/HI. À j21, les concentrations de collagène pulmonaire étaient plus élevées dans les groupes Bléo/AI et Bléo/HI que dans les autres (p < 0,01). L’augmentation de collagène induite par la Bléo était plus marquée en condition HI qu’en condition AI (p = 0,03). L’évaluation du stress oxydant est en cours. Ces résultats confortent l’hypothèse d’un impact de l’HI sur la sévérité de la fibrose pulmonaire. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2014.10.019 73

Les facteurs influenc ¸ant le déclin de la fonction respiratoire au cours de la fibrose pulmonaire idiopathique H. Mribah , I. Touil , A. Omrane , S. Cheickh Mhamed , S. Blel , S. Joobeur , A. Ben Saad , I. El Mjendel , N. Rouetbi , A. Elkamel Service de pneumologie, Monastir, Tunisie Introduction La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est caractérisée par une dégradation progressive de la fonction respiratoire. La mesure de la capacité vitale forcée (CVF) constitue un outil pertinent de surveillance et de suivi. Méthodes Étude rétrospective incluant 146 patients suivis pour FPI de 1985 à 2014 avec une analyse de la fonction respiratoire et des facteurs qui ont un impact sur le déclin annuel de la CVF. Résultats L’âge moyen est de 65 ans avec une prédominance masculine (65,1 %). Le diagnostic de FPI est retenu devant un aspect de pneumopathie interstitielle commune (PIC) certaine à la TDM thoracique dans 84,9 % des cas. La biopsie pulmonaire confirme le diagnostic chez 8 patients. Chez 8,2 % des cas, le diagnostic est posé devant un aspect de (PIC) probable à la TDM thoracique en l’absence de manifestation extrarespiratoire associée et de contexte étiologique. La capacité pulmonaire totale (CPT) moyenne est de 74,9 %. La CVF moyenne est de 61,9 %. La diffusion (DLCO) moyenne est de 64,9 %. Le déclin annuel moyen de la CVF est estimé à 57,3 mL. Les facteurs qui déterminent significativement ce déclin sont : l’intensité de l’intoxication tabagique, le grade de dyspnée, les valeurs de base de la CPT, de la CVF et de la DLCO, le score GAP, le nombre d’exacerbations et la réponse au traitement. Conclusion Dans l’approche thérapeutique de la FPI, il faut essayer de contrôler les facteurs de déclin de la fonction respiratoire afin d’améliorer la survie des patients. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2014.10.020