Le syndrome de Lemierre. À propos de deux nouvelles observations

Le syndrome de Lemierre. À propos de deux nouvelles observations

88S Communications affich6es Communication affichee 60 Spondylodiscite t3 A e r o c o c c u s u r i n a e : premiere observation SH atalent 6 S. a...

1MB Sizes 6 Downloads 83 Views

88S

Communications affich6es

Communication affichee 60

Spondylodiscite t3 A e r o c o c c u s u r i n a e : premiere observation

SH atalent 6 S. aureus (35 %), 6 streptocoques 1, brucelle, 1 HaemophiIns parainfluenzae, 1 Candida albicans. Une intervention en urgence pour d6compression neurologique a ata nacessaire chez 2 patients. En conclusion, lee SI se caractarisent par un plus long dalai diagnostique, la fraquence de l'origine staphylococcique et de l'atteinte post6rieure.

L. Astudillo, L. Sailler, L. Porte, F. Busato, B. Couret, P. Massip, E. Arlet-Suau Service de m#decine interne (Pr Arlet-Suau), service des maladies infectieuses (Pr Massip), CHU Purpan, 1, place du Dr Baylac, 31059 Toulouse cedex, France

Mine Z., ~gae de 76 ans, aux ant6cadents de diab6te avec insuffisance ranale, et de proth~se valvula/re aortique sons AVK en 1990, est hospitalisae en 2002 pour nne douleur lombaire 6voluant pendant 3 jours sans fi~vre. L'examen clinique retrouve un souffle systolique 2/6 cormu au foyer aortiqne et une douleur lombaire h la palpation au niveau de L2/L3. Les leucocytes sont g 8 400/mm 3. La VS est ~ 120 m m et la CRP 196 mg/L atteiguant 474 mg/L en 4 jours. Six hamocultures syst6matiques mettent en avidence des cocci Gram positif identiflas comme un Aerococcus urinae. Les CMI sont 0,25 mg/L pour l'ampicilline et 64 mg/L pour l'amikacine. L'urocultnre est nagative. L'achocardiographie trans0esophagienne ne montre pas de signes d'endocardite. Les radiographies sont initialement normales. La scintigraphie osseuse montre une hyperfixation en L2 et L3. Le scanner lombaire montre un aspect de spondylodiscite L2/L3 associa ~t des abc~s parivertabraux. Initialement, la patiente est traltae par amoxicilline intraveinense (100 mg/kg) as soci~e ~tl'amikacine (15 mg/kg) rapidement remplacaes par amoxicilline et clindamycine (1 800mg/j) pendant un mois avec un relais par amoxicilline et clindamycine per os pendant ten tools. Du falt de la normalisation des param&res inflammatoires et de l'absence de douleur, il est dacid6 de continuer 1' amoxicilline seule (100 mg/kg/j) pendant cinq antres mole. Le patient ~t trois mois de l'arr& de l'antibioth6rapie reste asymptomatique avec des param~tres inflammatoires normaux. Discussion : I1 s'agit du premier cas de spondylodiscite ~tAerococcus urinae. I1 s'agit d'tm cocci Gram positif et catalase n6gatif. L'Aerococcus urinae est un germe pathog~ne rare responsable d'infections urinalres principalement chez le sujet ag6 ayant des facteurs locanx ou ganaraux favorisants. La plupart des infections sont b6nignes, et seuls quelques cas de septicamies ou d'endocardites sont rapportas. Jusqu'5 prasent, onze cas d'endocardite ont ata rapportas dans la littarature, le plus souvent mortels. Communication affich6e 61

Spondylodiscites & pyog~nes : comparaison des infections par voie h~matog~ne et par inoculation V. Dufour 1, A. Feydi 2, L. Rillardon 3, A. Redondo 4, C. Branger 5, N. Belmatoug 1, B. Fantin ~ I Service de m~decine interne, 2eervice de radiologie, 3service d'orthop#die, 4service de neurochirurgie, 5service de microbiologie, hfpital Beaujon, 100, boulevard G#n~raI-Leclerc, 92118 Clichy, France

Dans le cadre d'un suivi prospectif, nous avons compara les donnaes de 7 spondylodiscites infectieuses par inoculation (SI) ~ celles de 15 SI par voie h6matog~ne (SH). Lee SI faisaient suite ~t un geste sur le rachis (1 discographie, 6 interventions chirurgicales pour hernie discale), alors que dans lee SHles portes d'entrae ataient variables : ORL (4), digestive (2), cutanae (4), une infection sur cathater (5). Le dalai moyen entre le d6but des sympt6mes et le diagnostic atait plus long pour les SI (5,7 mois) que pour lee SH (1,2 tools, p<0.05). Les caract6ristiques des patients atalent comparables en ce qui concerne l'~ge et le sexe, mais une tare sous-jacente atait prasente dans 12/15 (80 %) des SH versus 2/7 (28 %) des SI..~ I'IRM, il existait nne atteinte unifocale dans 77 % des cas. L'atteinte pradominait en postarieur dans 3/7 des SI versus 0/15 IH. Le diagnostic microbiologique atait obtenu dans tous lee cas : 11 lois par hamoculture (11 SH), 8 fois par ponction-biopsie discovert6brale et 3 fois lors d'un geste chirnrgical. Les germes responsables des SI ataient un staphylocoque dans 5/7 cas (71%) dont 2 rasistants h la mathicilline et 2 spondylodiscites plurimicrobiennes. Lee germes responsables des

Rev M6d Interne 2003 ; 24 Suppl 1

Communication affich6e 62

Le syndrome de Lemierre. A propos de deux nouvelles observations S. Arista, S. Khatibi, M. Alvarez, F. Busato, B. Marchou, P. Massip Service des maladies infectieuses, CHU Purpan, place du Docteur Baylac, 31059 Toulouse cedex, France

Nous rapportons deux nouveaux cas de septicamie h Fusobacterium necrophorum avec syndrome de Lemierre. Observation n °1 : Me S., 42 ans, est hospitalisae en septembre 2002 pour fi~vre, frissons, odynophagie, toux s~che, douleur de l'hypochondre droit avoluant depuis cinq jours. Elle prasente une pleuropneumopathie droite, une amygdale droite ulcarae et une douleur ~ la palpation du sterno-claido-mastoi'dien droit. La CRP est h 498 mg/L. Le scanner cervicothoracique montre des opacitas pleurales et sous-pleurales bilatarales et une darombose de la veine jugulaire interne droite. Une hamoculture est positive ~t Fusobacterium necrophorum. Un traitement par ceftriaxone et ofloxacine puis clindamycine (dur6e totale 4 semaines) et une anticoagulation efficace entra~nent une amalioration lente de la fitvre et du syndrome inflammatoire. Observation n °2 : M. S, 16 arts, est hospitalis6 en novembre 2002 pour fl~vre et angine persistantes depuis 10 jours sous traitement par cefuroxime puis minocycline. A l'examen : temp6rature ~t 40,8 °C, douleur lat6rocervicale gauche, foyer de condensation de la base pulmonaire gauche. Un scanner cervicothoracique montre de multiples foyers de condensation bilataraux, un doppler cervical une thrombose de la veiue jugulaire interne gauche. Quatre hamocultures sont positives h Fusobacterium necrophorum. Malgra un traitement par p6nicilline G, la fi~vre persiste, avec pleurasie gauche, et deux abc~s intrapulmonalres droits. Le liquide pleural ~ j 10 est starile, mais une ponction pulmonaire ~t J26 montre la persistance du germe, de m~me sensibilita. Un traitement par ceftriaxone et matronidazole entraine une am61ioration lente. Discussion : Le syndrome de Lemierre est la complication rare d'une infection bucco-ORL, avec embolies septiques notamment pulmonaires, par thrombophl6bite septique de la veine jugulaire interne, non toujours retrouvae (Chirinos et al. Medicine 2002 ; 81 : 458-65). Bien que le germe soit sensible, la guarison est souvent lente du fait de complications suppuratives pleuropulmonaires n6cessitant parfois d'etre ponctionnaes. Communication affich#e 63

Un syndrome de Lemierre avec h~mophagocytose : une association exceptionnelle J. Rambeloarisoa 1, C. Michaux 1, F. Bonnet 1, V. Dubois 2, M. Bonarek 1, N. Bernard 1, D. Lacoste~, J. Beylot 1, P. Morlat ~ 1Service de m~decine interne et de maladies infectieuses, 21aboratoit'ede bact~riologie, hOpital Saint-Andrd, 1 rue Jean Burguet, 33075 Bordeaux, France

Le syndrome de Lemierre est une infection oropharyugae compliquae de thrombophlabite jugulaire interne et de septic6mie a ana6rohie, le plus souvent Fusobacterium necrophorum, pouvant ~tre fatale. Nous rapportons un cas avec hamophagocytose, ce qui jusqu'alors n'a jamais 6t6 rapporta. Un homme de 39 ans est hospitalisa pour dysphagie, douleur maxillaire gauche et frissons. I1 est fabrile ~ 39 °C avec subict~re, ad6nopathies cervicales et angine aryth6matopultac6e. On note une polynucl6ose neutrophile, quelques lymphocytes activ6s, une thrombocytop6nie h 17 000/mm3, une cholestase sans cytolyse, une CRP ~ 269 mg/L et une hypertriglycafid6mie ~t 5,49 mmol/L 6voquant un syndrome d'activation macrophagique (SAM).