L’hyperparathyroïdie secondaire : un facteur de risque cardiovasculaire spécifique de la maladie rénale

L’hyperparathyroïdie secondaire : un facteur de risque cardiovasculaire spécifique de la maladie rénale

Posters : dialyse / Néphrologie & Thérapeutique 14 (2018) 290–323 syndrome après 2 séances et un effet antalgique avec disparition des douleurs en 5 ...

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Posters : dialyse / Néphrologie & Thérapeutique 14 (2018) 290–323

syndrome après 2 séances et un effet antalgique avec disparition des douleurs en 5 séances. Nous avons obtenu une cicatrisation complète des nécroses digitales au bout 14 séances permettant de stopper la rhéophérèse. Le fibrinogène et les polynucléaires éosinophiles étaient respectivement à 2,95 g/L et 0,7 G/L. Il n’existe pas de rechute à plus de 4 mois de l’arrêt de la rhéophérèse. Conclusion La rhéophérèse semble être une alternative thérapeutique intéressante chez les patients dialysés comme traitement de la maladie des emboles de cholestérol dont le pronostic est sombre. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.nephro.2018.07.098 PD08

L’hyperparathyroïdie secondaire : un facteur de risque cardiovasculaire spécifique de la maladie rénale

S. Bchir ∗ , T. Jhidri , A. Ltaief , S. Ayed , M. Hamouda , S. Aloui , H. Skhiri , A. Frih , N. Bendhia EPS Fattouma Bourguiba Monastir, service de néphrologie dialyse et transplantation rénale, Monastir, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (S. Bchir) Introduction La maladie cardiovasculaire est la principale cause de décès et représente la majeure partie de la morbidité chez les patients hémodialysés chroniques. En plus, l’hyperparathyroïdie est une complication fréquente chez ces patients et elle peut être responsable à long terme d’une altération de la structure et de la fonction cardiaques. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective faite en décembre 2017 sur les dossiers des patients pris en charge dans le service de néphrologie Fattouma Bourguiba Monastir bénéficiant des séances d’hémodialyses itératives et ont des échographies cardiaques récentes. Le calcium, le phosphore et la PTH (iPTH) ont été mesurés. Une échocardiographie pour l’hypertrophie du ventricule gauche (VG) et la fraction d’éjection (en pourcentage) ont été effectuées. Résultats Le nombre total de patients était de 35 (13 femmes et 22 hommes). L’âge moyen des patients était de 52,4 ± 13,25 ans. La durée de l’hémodialyse était de 5,06 ± 3,9 ans. La moyenne de la PTH était de 537 ± 417,35 pg/mL et 46,7 % des patients avaient une PTH supérieure à 300 pg/mL. La moyenne du calcium et du phosphore était respectivement de 2,04 ± 0,23 mmol/L et de 1,58 ± 0,49 mmol/L. La fraction d’éjection VG (EF %) était de 65,38 ± 15,02 % pour tous les patients. Nous avons trouvé chez les patients avec PTH plus de 300 une hypertrophie ventriculaire gauche chez 54,54 %, et une fraction d’éjection VG (EF %) inférieure à 65 % dans 70 %. Une corrélation inverse significative entre la PTH sérique et le pourcentage de fraction d’éjection VG a été observée. Une corrélation significative de la PTH sérique avec le LVH a été également trouvée. Conclusion Cette étude montre les effets indésirables de l’hyperparathyroïdie secondaire sur la fonction et la structure du cœur. Donc pour les patients atteints d’insuffisance rénale chronique terminale en stade d’hémodialyse, un contrôle strict de la PTH doit être respecté afin de réduire le risque de morbidité et de mortalité cardiovasculaires de ces patients et améliorer leur qualité de vie. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. Pour en savoir plus Nasri H. Elevated serum parathyroid hormone is a heart risk factor in hemodialysis patients. J Parathyroid Dis 2013;1(1):13–4. Major RW, Cheng MRI, Grant RA, Shantikumar S, Xu G, Oozeerally I, et al. Cardiovascular disease risk factors in chronic kidney disease: a systematic review and meta-analysis. PLoS One 2018. https://doi.org/10.1016/j.nephro.2018.07.099

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Hypocalcémie : facteur prédictif de morbi-mortalité cardiovasculaire chez les hémodialysés chroniques F. Fendri 1,∗ , Y. Chaabouni 1 , J. Trabelsi 2 , K. Mnif 1 , H. Mahfoudh 1 , J. Hachicha 1 , F. Jarraya 1 , J. Dammak 2 , S. Yaich 1 , M. Ben Hmida 1 1 Service de néphrologie, CHU Hédi-Chaker, Sfax, Tunisie 2 Service de médecine communautaire, CHU Hédi-Chaker, Sfax, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (F. Fendri) Introduction Les ions calcium jouent un rôle crucial dans le phénomène d’excitation-contraction des cellules myocardiques, d’où leurs effets inotropes positifs. Les maladies cardiovasculaires (CV) sont la première cause de mortalité chez les patients hémodialysés chroniques et représentent environ 50 % de la mortalité dans cette population. Nous nous sommes proposés dans ce travail d’étudier la calcémie comme facteur prédictif de morbi-mortalité CV chez les hémodialysés chroniques. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude prospective, pronostique, monocentrique incluant 39 patients hémodialysés chroniques dans le service de Néphrologie du CHU Hédi-Chaker de Sfax. Nous avons débuté notre étude en 2010 par la collecte des données épidémiologiques, cliniques et biologiques (bilan phosphocalcique). Nous avons déterminé pour chaque patient la survenue d’événements CV ou de décès d’origine CV durant les 5 années de suivi. Résultats L’âge moyen de notre population était de 51 ± 14,39 ans avec une prédominance masculine. 28,2 % de nos patients étaient diabétiques, 66,7 % hypertendus et 35,9 % dyslipidémiques. Pour la néphropathie initiale, elle était indéterminée dans 38,5 %. La médiane de l’ancienneté de l’hémodialyse était de 4 ans avec des extrêmes de 1 an à 22 ans. Dans notre population 61,5 % avaient une seule FAV au début de l’étude. Le taux moyen de la calcémie était de 2,31 ± 0,27 mmol/L avec des extrêmes allant de 1,79 à 2,92 mmol/L. Au total, 35,8 % de nos patients avaient une hypocalcémie. Après 5 ans de suivi, 25 patients (64,1 %) ont présenté une morbidité CV. Quatorze patients (35,9 %) ont développé une HVG, 9 patients ont présenté un SCA (31,1 %) avec un délai médian de 18 mois avec des extrêmes allant de 2à 35 mois et 8 patients ont développé une insuffisance cardiaque (20,5 %) avec un délai médian de 35,5 mois avec des extrêmes allant de 12 à 62 mois. L’hypocalcémie était prédictive de morbidité CV à 5 ans avec p = 0,01. Neuf décès étaient dus à une cause CV, soit 56,2 % des décès Les décès liés à une cause CV survenaient dans un délai moyen de 24,7 ± 12,2 mois Les causes de décès CV dans notre étude étaient un SCA dans 5 cas (55,6 %), une poussée d’IC dans 2cas (22,2 %), un cas d’AVC (11,1 %) et un cas d’embolie pulmonaire (11,1 %). L’hypocalcémie était prédictive de mortalité CV à 5 ans avec p = 0,001. Conclusion L’hypocalcémie peut précipiter la survenue des événements cardiaques comme la cardiomyopathie, l’insuffisance cardiaque congestive, la tachycardie ventriculaire et d’autres arythmies d’où la nécessité du contrôle de la calcémie chez les hémodialysés chroniques. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.nephro.2018.07.100 PD10J

Intérêt de l’impédancemétrie pour le suivi des patients en DP A. Rubenstrunk 1,∗ , E. Bax 1 , A. Desitter 2 , A. Douard 1 , R. Azar 2 Santélys Association, Loos, France 2 Centre hospitalier Dunkerque, Dunkerque, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (A. Rubenstrunk)

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