Lymphome méningé primitif : à propos d’un cas rare

Lymphome méningé primitif : à propos d’un cas rare

Congrès SFNR 2016 5 Résultats Les différentes malformations observées dans notre structure sont : la malformation de Dandy-Walker dans 16 cas, d’Arn...

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Congrès SFNR 2016

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Résultats Les différentes malformations observées dans notre structure sont : la malformation de Dandy-Walker dans 16 cas, d’Arnold-Chiari dans 20 cas, une myéloméningocèle dans 3 cas, une sténose de l’aqueduc de Sylvius dans 3 cas, une malformation cérébrale complexe dans 4 cas, et l’agénésie du corps calleux dans 4 cas. Le scanner avec ou sans injection de PDC était réalisé chez tous nos patients devant des signes d’appels cliniques notamment la macrocranie ou devant la découverte d’une hydrocéphalie au cours d’une échographie transfontanellaire. Conclusion Les hydrocéphalies malformatives sont une affection redoutable par son potentiel évolutif et ses dégâts visuels et neuropsychiques qui se répercutent sur le développement psychomoteur et les capacités intellectuelles de l’enfant, l’empêchant ainsi d’intégrer normalement la société. Le développement de la neuroradiologie, le diagnostic prénatal et la surveillance des grossesses, contribuent certainement à une prise en charge précoce et efficace, mais le coût de ces examens reste élevé dans notre contexte. Déclaration de liens d’intérêts leurs éventuels liens d’intérêts.

Les auteurs n’ont pas précisé

http://dx.doi.org/10.1016/j.neurad.2016.01.063 P-17

PRES syndrome et hypotension intracrânienne : à propos d’un cas Clelia Billon-Grand ∗ , Chiara Perazzini , Simon Royer , Alessandra Biondi Service de neuroradiologie et thérapie endovasculaire, CHRU de Besanc¸on, boulevard Fleming, 25030 Besanc¸on cedex, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (C. Billon-Grand) Objectifs Le syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (PRES) est une entité clinico-radiologique due à un désordre de l’auto régulation cérébrale. Les causes sont nombreuses. Notre observation rapporte un cas d’hypotension intracrânienne responsable d’un PRES syndrome. Patient et résultats Une patiente de 22 ans sans antécédents particuliers est admise initialement pour torticolis fébrile. La ponction lombaire s’avère normale. Le bilan scanographique montre un phlegmon amygdalien rétro-pharyngé gauche qui est traité par chirurgie. Les suites immédiates sont simples. À 48 h la patiente présente 2 crises comitiales tonicocloniques généralisées avec phase post-critique comateuse (Glasgow 6). La tension artérielle était normale. Un scanner fait en urgence ne montre pas d’arguments pour une thrombose veineuse. L’IRM réalisée immédiatement après, montre des lésions caractéristiques d’un PRES syndrome, associées à des ventricules de petite taille, des veines corticales très dilatées et un élargissement du sinus coronaire inférieur, évoquant une hypotension intracrânienne associée. L’EEG était normal. Trois tentatives de ponction lombaire après l’IRM sans obtention de liquide cérébrospinal. L’IRM de contrôle à 72 h montrait une régression complète des signes de PRES. À j15 normalisation complète clinique et radiologique avec disparition des signes d’hypotension intracrânienne. Discussion Selon la littérature, deux mécanismes peuvent expliquer l’association PRES et hypotension intracrânienne : soit l’augmentation du volume sanguin cérébral par stagnation veineuse, soit l’attraction de l’ampoule de Galien et du sinus droit, entraînant un obstacle au retour veineux et, par conséquence, une distension du système veineux, une extravasation et des lésions de PRES syndrome. Conclusion Une hypotension intracrânienne responsable d’un PRES syndrome est une observation très rare avec peu de cas rapportés dans la littérature. Le diagnostic précoce est primordial car

en traitant la cause, les lésions sont en général réversibles avec un bon pronostic. Déclaration de liens d’intérêts de liens d’intérêts.

Les auteurs déclarent ne pas avoir

http://dx.doi.org/10.1016/j.neurad.2016.01.064 P-18

Lymphome méningé primitif : à propos d’un cas rare H. Bouchama ∗ , M. Edderai , R. Chibli , T. Amil Service de radiologie, hôpital militaire d’instruction Mohamed V, Rabat, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (H. Bouchama) Objectifs Rapporter un aspect rare du lymphome méningé ; préciser les éléments sémiologiques IRM permettant d’évoquer le diagnostic et insister sur les diagnostics différentiels. Observation Il s’agissait d’une jeune patiente de 25 ans, admise pour syndrome polyuro-polydipsique. Une IRM cérébrale a été réalisé ayant objectivé un épaississement nodulaire de la tige pituitaire rehaussé de fac ¸on homogène après injection de Gado, associé à un épaississement nodulaire du plancher du V4. Les diagnostics de sarcoïdose, histiocytose et de méningite carcinomateuse ont été évoqué avec un bilan biologique et radiologique négatif. La biopsie a été récusée du fait du siège profond des lésions. Sept mois plus tard, devant l’aggravation de sa symptomatologie, la patiente a bénéficié d’une 2e IRM qui a révélé la présence d’un volumineux processus tumoral médian de la FCP dont l’aspect suggérait un médulloblastome. Une biopsie stéréotaxique a été réalisée dont l’analyse histopathologique concluait à un lymphome méningé. L’évolution était fatale, marquée par le décès de la patiente le jour même de la biopsie. Discussion Les lymphomes méningés présentent un large éventail de manifestations radiologiques qui les rend difficiles à caractériser par les seuls données de l’IRM conventionnelle. La spectro-IRM couplé à la diffusion constituent une aide diagnostique considérable en démontrant une hypercellularité tumorale avec prédominance de 2 pics en spectroscopie : pic de choline et de lipides, dont la présence doit alerter le radiologue pour évoquer le diagnostic et donc conduire à une stratégie thérapeutique appropriée. Conclusion Le lymphome méningé est une entité rare, dont la fréquence est très probablement sous-estimée du fait de son polymorphisme, d’où l’intérêt de l’IRM multimodale qui reste l’examen de référence aussi bien pour le diagnostic que pour le suivi des patients. Le pronostic reste sombre avec une évolution souvent rapide et une tendance à la récidive locale et à distance. Déclaration de liens d’intérêts leurs éventuels liens d’intérêts.

Les auteurs n’ont pas précisé

http://dx.doi.org/10.1016/j.neurad.2016.01.065 P-19

Spondylodiscite cervicale : à propos de 2 cas H. Bouchama ∗ , R. Chibli , M. Mahi , T. Amil Service de radiologie, hôpital militaire d’instruction Mohamed V, Rabat, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (H. Bouchama) Objectifs Décrire et illustrer les différents aspects rencontrés au cours de la spondylodiscite dans sa localisation cervicale. Préciser l’apport de l’imagerie (diagnostic et interventionnelle) dans le diagnostic et la prise en charge thérapeutique des spondylodiscites cervicales. Connaître les principaux diagnostics différentiels.