Lymphome primitif de la voûte crânienne. À propos de 3 cas

Lymphome primitif de la voûte crânienne. À propos de 3 cas

La stéréotaxie au secours de la stratégie thérapeutique des abcès cérébraux Arkha Y., Rifi L., Aghzadi A., Bouyaacoub F., El Khamlichi A. Rabat, Maroc...

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La stéréotaxie au secours de la stratégie thérapeutique des abcès cérébraux Arkha Y., Rifi L., Aghzadi A., Bouyaacoub F., El Khamlichi A. Rabat, Maroc.

Introduction. La stéréotaxie — de part son utilité courante dans le diagnostic des tumeurs cérébrales, voir certaines ponctions de kystes ou repérage pré-opératoire — a actuellement une place privilégiée dans le protocole thérapeutique des abcès cérébraux, valorisant ainsi les techniques chirurgicales à minima. Matériel et Méthode. De janvier 1983 à juin 2004, 200 abcès cérébraux ont été colligés dans notre service dont 15 ont bénéficié à partir de 1995, date à la quelle nous avons acquis un cadre de Leksell, d’une aspiration stéréotaxique en condition tomodensitométrique. On a noté une nette prédominance masculine de 66 % des cas chez des patients âgés de 4 à 65 ans. L’origine otitique a été retrouvée dans 10 cas. L’hypertension intracrânienne et les signes de focalisation étaient quasi-constants dans un contexte fébrile avec un syndrome cérébelleux dans 5 cas. La tomodensitométrie cérébrale, réalisée chez tous nos patients, a permis d’approcher le diagnostic et de préciser la localisation : sus tentorielle en zone fonctionnelle dans 9 cas, cérébelleuse dans 4 cas, au niveau du tronc cérébral dans un cas et des localisations multiples dans deux cas. Elle a aussi permis de mettre en évidence l’étiologie en cause quand il s’agissait d’une suppuration ORL. L’aspiration était réalisée en urgence dans tous les cas après pose du cadre et repérage de la cible. Le germe responsable n’a été retrouvé que dans 6 cas. Une antibiothérapie au long cours à base de céphalosporines de 3e génération et d’imidazolés a été prescrite. Résultats. Aucune complication n’a été notée à cours ou à long terme. Tous nos patients ont présenté un rétablissement neurologique complet avec un contrôle radiologique très satisfaisant. Conclusion. L’aspiration stéréotaxique, technique séduisante, combinée à une antibiothérapie adaptée a pu modifier le pronostic de certains abcès cérébraux siégeant en zone éloquante et au niveau de la fosse cérébrale postérieure.

Les fractures verticales de l’apophyse odontoïde Ben Amor S., Abdelkareem H.** King Khaled University Hospital, Riyad, Arabie Saoudite.

Introduction. Les fractures de l’apophyse odontoïde sont habituellement classées selon le schéma proposé par Anderson & D’Alonzo allant du type I au type III. Un quatrième type de fracture ne pouvant être inclus dans cette classification a été décrit comme « fracture verticale de l’odontoïde ». Ces fractures se situent dans le plan coronal de l’odontoïde. Uniquement 6 cas ont été rapportés dans la littérature. Matériel et Méthode. Nous discutons 2 nouveaux cas de fractures obliques dans le plan vertical de l’apophyse odontoïde s’étendant jusqu’au corps vertébral de l’axis. Résultats. Nos 2 patientes âgées respectivement de 38 et 30 ans ont été victimes d’un accident de la voie publique. Un traumatisme du crânio-facial est noté chez la 1re patiente et une fracture de l’arc postérieur de C1 de même qu’une fracture pelvienne chez la seconde L’examen tomodensitométrique avec reconstruction 2D et 3D a permis de bien définir la fracture odontoïdienne. L’intervalle atlonto-odontoidien était préserve dans les deux cas.

CONGRÈS SNCLF

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L’IRM a confirmé l’intégrité des structures nerveuses. La 1re patiente a porté un halo veste et la seconde une ceinture sterno-occipito-mandibulaire (SOMI) pendant 12 semaines avec une bonne fusion et l’absence d’instabilité aux radiographies dynamiques 6 mois après. Le mécanisme de ces fractures reste uncertain. Un vecteur de force axiale associé à un mouvement en hyper flexion est évoqué. La fracture associée de l’arc postérieur de C1 chez notre 2d patiente suppose cependant un mouvement en hyper extension. Conclusion. Ces cas démontrent que les fractures de l’odontoïde et du corps de l’axis appartiennent à un même spectre dépendant de la constitution anatomique du patient et du mécanisme du traumatisme.

Lymphome primitif de la voûte crânienne. À propos de 3 cas Sabbagh M.G., Bajunaid N., Jaber H. Djeddah, Arabie Saoudite.

Introduction. Les lymphomes primitifs de la voûte crânienne avec extension intra et extracrânienne sont des tumeurs classiquement exceptionnels surtout chez le sujet immunocompétent, et sont généralement intégrés au group des lymphomes malins nonhodgkiniens (LMNH) primitivement osseux. Les lymphomes primitifs de l’os (LPO) représentent 2 % de tous les LMNH et où l’affection de la voûte reste la plus rare. Matériel et Méthode. Nous avons traité trois patients adultes, immunocompétents, atteints du lymphome primitif malin nonhodgkinien de la voûte, histologiquement documenté et dont le bilan initial d’extension tumorale ne retrouvait pas d’autres localisations ; dans les deux premiers cas, on retrouvait des antécédents récents de traumatisme crânien bénin suivi d’une tuméfaction céphalique douloureuse avec des céphalées, le troisième malade présentait en plus un ptosis droit. Les examens neuroradiologiques allaient confirmer la présence des lésions osseuses considérables, destructives avec extensions intra et extracrâniennes ; les biopsies étaient révélatrices, dans les 3 cas, d’une tumor extrêmement hémorragique. Les patients devaient recevoir une association de chimio-radiothérapie avec des résultats satisfaisants au moins au début mais ils allaient décéder dans les 6 mois suivants la découverte de leurs maladies. Résultats. Les lymphomes primitifs de la voûte représentent un sousgroup parmi les lymphomes extraganglionaires primitivement osseux (LPO). Ils doivent être formellement distingués des lymphomes primitifs de l’encéphale ou de l’atteinte secondaire du squelette au cours d’un lymphome viscéral. Les critères diagnostiques d’un LPO sont : une lésion réservée à un seul os, une confirmation histologique et dans l’absence de l’atteinte du system lymphatique ou avec l’affection des ganglions lymphatiques régionaux. Ces lymphomes ont tendance à évoluer sur les deux côtés de la voûte et généralement sans destruction osseuse significative, ils atteignent le pericranium, la dure-mère et parfois envahissent le cortex cérébral. En marge de ces observations, la revue de la littérature retrouvait seulement une dizaine de cas similaires. Les cas rapportés font état d’un grade de malignité intermédiaire ou élevée et ont été traités par une association chirurgie-radiothérapie-chimiothérapie. Conclusion. L’extrême rareté du lymphome primitif de la voûte crânienne explique l’absence du plan de management standardisé

COMMUNICATIONS AFFICHÉES

Vol. 50, n° 5, 2004

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RÉSUMÉS DES COMMUNICATIONS

dans la littérature et où les quelques cas retrouvés font état d’une analyse rétrospective. Cependant, les facteurs influençant le pronostic de cette lésion restent à définir, l’invasion cérébrale est indicateur d’un mauvais pronostic ; des études prospectives peuvent probablement clarifier l’impact du soustype histologique et des différentes modalités thérapeutiques sur le pronostic final.

Maladie de Parkinson et anesthésie Navarro S., Maltête D., Roche S., Bonnet A.M., Pidoux B., Van Effenterre R., Cornu P. Hôpital de La Salpêtrière, Paris, France.

Introduction. Évaluer la faisabilité et l’intérêt de l’anesthésie générale (protocole d’anesthésie intraveineuse à objective de concentration sans intubation trachéale : AIVOC) dans la chirurgie de la maladie de Parkinson lors de l’implantation bilatérale des électrodes de stimulation cérébrale profonde dans le noyau sous thalamique (NST). Matériel et Méthode. Quinze patients (4F/11H) ayant subi, en raison de la gravité de leur état clinique, une chirurgie sous AIVOC entre mai 1997 et décembre 2000. Ces patients ont été comparés à 15 patients opérés sous anesthésie locale, appariés pour l’âge, la durée d’évolution de la MP, le handicap moteur et la réponse à la Levodopa. L’évaluation comparée du résultat clinique postopératoire à 6 mois a pris en compte l’UPDRS III et le score moteur axial. Les résultats ont été évalués par la méthode statistique de Mann et Whitney. Résultats. En post-opératoire, une amélioration importante de la sévérité du handicap moteur a été obtenue pour l’ensemble des patients (> 75 %). Le score UPDRS III et le score axial évalués au moment de l’amélioration clinique maximale (on-stimulation, on-dopa) sont en faveur d’un meilleur résultat clinique postopératoire dans le groupe des patients opérés sous anesthésie locale (5,3 ± 4,7) par rapport à ceux opérés sous anesthésie générale (8,9 ± 4,5). Cependant, l’analyse statistique comparée des scores (UPDRS III) des deux groupes n’est pas significative. Conclusion. Les résultats de cette étude rétrospective montrent qu’il est possible d’obtenir un bon résultat clinique de la stimulation du NST après implantation sous anesthésie dans les cas de patients ayant une intolérance à la procédure habituelle. La confirmation de ces résultats par une étude prospective randomisée devrait permettre d’élargir les indications de cette procédure et confirmer son intérêt concernant la réduction de durée et pénibilité de l’intervention.

Médulloblastomes de l’adulte. Revue d’une série de 32 patients Alliez J., Chinot O., Vincentelli F., Lehman G., Peragut J.C., Grisoli F. Marseille, France.

Introduction. Le médulloblastome regroupe 6 % des tumeurs de la fosse postérieure de l’adulte. Son incidence est 9 à 10 fois plus importante chez l’enfant. Dans la population adulte, les facteurs pronostiques et les indications de la chimiothérapie sont le sujet de controverses.

Neurochirurgie

Matériel et Méthode. Notre série regroupe 32 patients âgés de plus de 15 ans traités entre 1984 et 2002. L’âge moyen est de 33 ans et 19 patients sont de sexe masculin. Tous les patients ont été opérés, une patiente est décédée le 10ejour post-opératoire. Sur les 31 patients suivis à long terme, en raison de l’extension tumorale locale, l’exérèse est incomplète dans 8 cas. En considérant le score de Chang et la qualité de l’exérèse, nous comptons 13 médulloblastomes à haut risque et 18 à bas risque de récidive. Un seul patient ne bénéficie pas d’une radiothérapie. La chimiothérapie est prescrite chez 20 patients. Les rechutes concernent 9 patients 3 à 112 mois après l’intervention. Parmi ces 9 patients 5 sont classés à bas risque et 4 à haut risque. Résultats. La survie à 5 ans est à 79 %, à 10 ans à 61 %. La médiane de survie après la rechute est à 11,5 mois. Ces chiffres sont en accord avec les résultats de la littérature. Dans cette série, Aucune variable épidémiologique, histologique ou thérapeutique n’influence le pronostic. Une tendance statistique non significative serait en faveur d’une indication plus large de la chimiothérapie. À la lumière de notre série et de la littérature sont analysés les facteurs pronostiques et les indications de la chimiothérapie du médulloblastome de l’adulte. Conclusion. Dans la littérature, le facteur pronostique significatif le plus constant est la dose de radiothérapie crânio-encéphalique. Le rôle de la chimiothérapie dans le traitement des médulloblastomes de l’adulte reste à définir.

Méningiomes histologiquement agressifs. À propos de 38 cas Dezamis E., Boch A.L., Mokhtari K., Cornu P., Van Effenterre R. Hôpital de La Salpêtrière, Paris, France.

Introduction. Les méningiomes de grades histologiques II et III posent le problème de récidives fréquentes et rapides, malgré des exérèses le plus souvent macroscopiquement complètes. Nous avons réalisé une étude rétrospective de 36 méningiomes de grade II et deux de grade III opérés entre 1991 et 2000, avec relecture anatomopathologique selon les nouveaux critères de la classification OMS révisée en 2000. Durée de suivi moyen : 4,12 ans. Matériel et Méthode. Sur-représentation masculine. Pic d’incidence : 50-70 ans, âge médian à la chirurgie : 57 ans. Localisation préférentielle à la convexité (89 %), particulièrement en région parasagittale (56 %). Aucune spécificité clinique ni radiologique. 84 % de résections macroscopiquement complètes à l’issue de la première intervention. Huit patients irradiés. Résultats. Cinquante-neuf pour cent de récidives au terme du suivi. Une à quatre récidives par patient, dans un délai de 40 mois pour la 1re, 13 mois pour la deuxième. Trois passages à l’anaplasie. Pas de dissémination métastatique. Mortalité post-opératoire nulle. Quatre décès au terme du suivi, dont trois liés à la progression tumorale. L’exérèse incomplète reste le premier facteur de récidive : 83 % de récidives contre 53,5 % après exérèse complète lors de la première chirurgie. Délai de récidive : 36 mois après résection complète, 18 mois si incomplète. Néanmoins, 75 % des méningiomes récidivant au terme d’un suivi de 4 ans avaient bénéficié d’une résection complète lors de la première chirurgie. 50 % des méningiomes irradiés récidivent malgré la radiothérapie, dans un délai inférieur ou égal à un an.